J’AI TUÉ EMMA S.

D’après J’ai tué Emma S. et La Malcastrée d’Emma Santos

Conception, performance et mise en scène Mathilde Waeber

Création le 10.03.26.

Théâtre de l’Athénée, Salle Bérard, Paris

https://www.athenee-theatre.com/ressources/j_ai-tue-emma-s.htm?archives=saison-25-26

J’ai tué Emma S. est une création autour de l’oeuvre de l’autrice et artiste Emma Santos (1943-1983).

Mêlant installation, performance et théâtre, ce spectacle s’appuie sur son expérience de la maladie psychique, interroge la violence de l’institution psychiatrique et plonge le spectateur dans l’acte poétique d’Emma Santos.

Pour mettre des mots sur la réalité de la folie et se réapprorier son expérience de la maladie psychique, Emma Santos crée un nouveau langage. Le spectacle est une tentative de s’approcher de son geste au plus près.

GÉNÉRIQUE

Conception, performance et mise en scène Mathilde Waeber

Collaboration artistique et dramaturgie Alex Ben Mrad

Avec Pauline Haudepin, Mathilde Waeber

Scénographie et régie plateau Dimitri Lenin

Création lumières Loïc Waridel

Création sonore Léa Bonhomme

Création vidéo Félicien Cottanceau

Administration et production Léa Macé

Production Compagnie RÊVER L’OBSCUR

Avec le soutien de Théâtre Athénée Louis-Jouvet, Jeune Théâtre National, CDN Gérard Philippe de Saint-Denis (compagnonnage résidence), Festival Fragments, Prémisses Production

La Malcastrée et J’ai tué Emma S. sont publiés aux Éditions des Femmes - Antoinette Fouque

Durée du spectacle : 1 heure

« J’hybride des matériaux, j’assemble des formes, je fais se rencontrer des registres différents. Ce qui m’importe, c’est d’atteindre un point d’intensité, un lieu où les disciplines se croisent réellement, où leur friction produit une présence et une écoute singulière. (...) Je refuse une scénographie immobile. Elle doit se transformer en même temps que le jeu, accompagner les déplacements, les tensions, les accidents »
— Mathilde Waeber, Coups d'œil, propos recueillis par Olivier Frégaville-Gratian d'Amore, 28.02.26.
«  Ici, Pauline Haudepin joue sur du velours ou plutôt elle ne joue pas, elle EST Emma Santos, désarmée dans la douleur qui l’habite, avec pour seules respirations, l’écriture et le dessin. »
— Ubiquité culture(s), Brigitte Rémer, 13.03.26.
« Rythmé par les mots saccadés d’Emma S, le spectacle avance à mesure que la toile opaque s’éclaircit. Les trouées de lumière qui surgissent donnent de l’éclat à la pensée de l’autrice malheureuse. Pauline Haudepin fait entendre ses mots déchirés, mais aussi sa voix réelle, archivée dans un ancien entretien radiophonique.
Sobrement, sans effet de mise en scène appuyé autre que cette présence d’une peinture où du bleu s’infiltre fragilement dans une masse opaque, le spectacle honore la voix d’une écrivaine mal aimée et oubliée, partie avec sa folie, sa rage et ses chagrins. Cinquante ans après l’attention que Claude Régy lui porta, cette réhabilitation d’Emma S tuée vaut comme une résurrection. »
— Les Inrockuptibles, Jean-Marie Durand, 12.03.26.
« Metteuse en scène et plasticienne, Mathilde Waeber (elle a notamment travaillé avec Lorraine de Sagazan) gratte et triture la peinture épaisse d’une grande toile bleue et noire posée face à nous. Hors champ d’abord, puis sur la scène, Pauline Haudepin dit des passages d’Emma S. Sa voix égale est curieusement apaisée, mais ses yeux, de plus en plus, disent tantôt l’effroi tantôt la rationalité de celle qui a dénoncé l’aliénation des « gens normaux ».
Et le spectacle mute, délicatement et sans grands effets : une vidéo et des mots (ceux de la Malcastrée, le livre qui a fait connaître l’autrice en 1973) sont projetés sur la toile peinte transfigurée ; puis Pauline Haudepin rejoue une interview d’Emma Santos donnée à l’ancien journal Psychologie, si juste, un peu crâne et drôle.
L’actrice fait alors un geste d’une grande beauté, approche son téléphone d’où elle fait sortir la voix réelle d’Emma Santos, tout près de sa propre bouche et de son micro. L’une parle tout à côté de l’autre, mais pas pour elle ni à sa place : c’est tout le petit mystère de l’incarnation qui se trouve là. »
— Libération, Sonya Faure, 16.03.26.
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EMMA S. HAMLET ET MARTINE